Ici la rapidité prime sur le coût, et c’est voulu
Dans la plupart des rapatriements, une famille arbitre entre un acheminement plus rapide et un acheminement moins cher. Lorsque l’inhumation doit avoir lieu en Israël selon la loi juive, cet arbitrage est en général tranché d’avance : l’acheminement licite le plus rapide l’emporte, même si une correspondance par une autre ville aurait coûté moins.
Cela change aussi la première question posée. Plutôt que de partir de la ville de destination, le dossier commence par la rapidité avec laquelle le pays de départ peut délivrer les documents, car c’est cela, et non le vol, qui fixe la date.
Le Chabbat et le calendrier des fêtes
Israël ne fonctionne pas le Chabbat, et la plupart des administrations de la chaîne non plus. Un dossier qui aurait abouti un vendredi après-midi attend souvent jusqu’au dimanche, et autour des fêtes la pause peut être plus longue.
Cela joue dans les deux sens et mérite d’être anticipé. Un vol qui atterrit assez tôt dans la journée peut permettre une inhumation le jour même ; un vol arrivant quelques heures plus tard, non, et cette différence se décide au moment de réserver l’acheminement.
Les documents et l’étape consulaire
Outre l’acte de décès local et les documents de transport, un consulat israélien enregistre en général le décès et délivre son propre acte. C’est ce document que reconnaissent le ministère de l’Intérieur israélien, les banques et les tribunaux, et son obtention est une étape distincte des papiers qui déplacent la dépouille.
La société funéraire qui reçoit le défunt en Israël a ses propres exigences documentaires, différentes de celles de la compagnie aérienne. Les deux listes se vérifient avant le vol, pas à l’aéroport.
Thanatopraxie : quand le droit religieux et le pays de départ divergent
Plusieurs pays exigent la thanatopraxie avant un transfert international. Le droit juif s’y oppose en principe. Là où le pays de départ le permet, la solution pratique est un transfert réfrigéré dans un cercueil hermétiquement scellé, sur l’acheminement le plus rapide disponible.
Sa faisabilité dépend du pays du décès, et dans un dossier où cela compte, c’est le premier point à établir, avant tout engagement d’un prestataire local.
Arrivée et inhumation
La dépouille est réceptionnée à l’aéroport par la société funéraire ou le prestataire désigné en Israël, puis conduite au cimetière. Un proche peut voyager sur le même vol sans y être tenu.
Le droit à une inhumation en Israël, et le caractère payant ou non de la concession, dépendent du statut du défunt et relèvent de l’autorité funéraire, non de nous. Mieux vaut le clarifier tôt, car cela détermine vers quel cimetière le dossier s’oriente.
Il s’agit d’informations générales et non d’un conseil sur un dossier précis. Les exigences varient selon les pays, les compagnies aériennes et parfois les dossiers. Nous sommes une société privée de coordination, ni une administration, ni une ambassade, ni un consulat.
Questions fréquentes sur ce sujet
L’inhumation peut-elle avoir lieu le jour de l’arrivée ?
Parfois, cela dépend surtout de l’heure d’atterrissage et du fait que les documents soient complets avant le départ. C’est réaliste sur un trajet court arrivant tôt, pas sur un long trajet arrivant le soir.
Que se passe-t-il pendant le Chabbat ou une fête ?
La chaîne s’arrête. Vols, administrations et société funéraire font tous une pause, et un dossier prêt le vendredi après-midi attend généralement le dimanche. Autour des fêtes, la pause peut durer plusieurs jours.
La thanatopraxie est-elle obligatoire ?
Cela dépend du pays du décès, pas d’Israël. Lorsque ce pays autorise un transfert sans elle, un transfert scellé et réfrigéré est la voie habituelle.
Qui réceptionne le défunt à l’aéroport ?
La société funéraire ou le prestataire désigné en Israël, selon un dispositif arrêté avant le départ du vol. La famille n’a pas besoin d’être présente à l’aéroport.